Projet IDHA 
Images
Distribuées Hétérogènes pour l'Astronomie
Le projet IDHA (http://cdsweb.u-strasbg.fr/idha.html
) s’articule selon deux axes complémentaires de recherche, le premier
concernant la description des images astronomiques par des métadonnées
standardisées, le deuxième explorant le développement de méthodes d’analyses
d’images pour les images astronomiques multi-bandes.
Il est financé par le Ministère
de la Recherche francais dans le cadre de l’Action
Concertée Incitative GRID lancée en Mai 2001.
Les
différents partenaires du projet sont :
·
Le Centre de Données astronomiques de Strasbourg (CDS)
·
Le Laboratoire des Sciences de l’Informatique, de l’Image et
de la Télédétection (LSIIT)
·
Queens University, Belfast (QUB)
·
L’Institut d’Astrophysique de Paris (IAP)
·
Le Laboratoire d’Astrophysique de Marseille (LAM)
Description
du contexte :
Liens et standards d'échange: La "toile de l'astronomie"
Les principaux centres de données
astronomiques internationaux s’efforcent de donner davantage de visibilité à
leurs bases de données et développent des descriptions détaillées de leur
contenu.
De nombreuses bases de données
sont interconnectées dans la communauté astronomique et de multiples
applications client/serveur diffusent des données hétérogènes (articles de
journaux, catalogues d’observations, images, spectres, etc.) Pour optimiser
l’accès aux images et intégrer les
liens logiques associant ces différentes informations, des stratégies sont à définir.
Le CDS (projet Astrores)
a développé un format XML pour les
données catalogues VIZIER [F.
Ochsenbein, et al., 2000], orienté vers la génération de liens dynamiques
entres serveurs.
L’échange d’images en astronomie
évolue rapidement. Les tendances portent sur l’accès aux grands relevés
multispectraux [SLOAN, CFH
Legacy Survey, Hubble DEEP FIELD, etc.], l’interopérabilité des serveurs de
données, d’où l’augmentation des volumes
transférés, le développement de formats d’images compressées,
l’optimisation des transferts et des traitements de données. Ces tendances
préfigurent certains aspects du projet d’Observatoire Virtuel, adopté par la
communauté européenne et mis en œuvre également à la NASA dans le National Virtual Observatory (NVO).
L’Observatoire
Virtuel a pour objectif de construire
des standards d’échange, des outils d’interrogation, des systèmes d’extraction
de l’information, c’est-à-dire de globaliser les données et plus généralement
l’information en astronomie, au niveau international.
Objectifs
du projet et résultats attendus
Le besoin
de méthodes d’identification croisée de sources observées dans des images
multispectrales, mises en ligne dans de très grandes bases de données
hétérogènes et distribuées, est donc crucial. Les difficultés résident d’une
part dans la nature de ces images : faible rapport signal sur bruit, grand
nombre de sources à croiser dans les zones denses, objets doubles,
contre-parties manquantes dans certaines longueurs d’ondes, et d’autre part
dans le choix des méthodes : recalage, ré-échantillonage, corrélations
inter-objets. Pour gérer tous ces aspects, il est essentiel de connaître
exactement et de façon transparente les conditions d’acquisition des images.
Le premier
objectif du projet IDHA est de garantir un accès efficace à toutes
les informations décrivant le codage des pixels et les conditions d’acquisition
des différentes images à comparer. Le standard existant : FITS est bien
adapté à la description d’images individuelles, avec un contrôle minimal du
vocabulaire employé, mais il est nécessaire ici d’accéder de façon systématique
à une information plus large intégrant les propriétés structurelles des
ressources images, et adaptée à la navigation dans les applications clients/serveurs.
Il est
donc nécessaire de mener une réflexion approfondie sur les métadonnées,
conservant les acquis (c’est-à-dire une compatibilité avec FITS), mais tenant
compte des évolutions des données et des besoins. L’objectif est d’aboutir à la
définition d’un standard XML disciplinaire.
Le deuxième
objectif est de développer, en collaboration avec les différents
partenaires du projet, des méthodes multispectrales d’identification croisée.
L’analyse d’images multispectrales permet de confirmer,
valider, illustrer les résultats obtenus à partir de spectres ou de données
catalogues, en localisant l’information sur une géométrie de pixels, ou de
découvrir de nouveaux types d’objets. Elle est nécessaire dans de nombreux
thèmes de recherche, par exemple l’étude des galaxies à faible brillance de
surface, des systèmes binaires, la formation stellaire dans les galaxies,
l’étude des noyaux actifs des galaxies, etc. De telles analyses s’appuient sur
une étape essentielle : la recherche de contreparties de sources
identifiées à d’autres longueurs d’ondes. La mise en correspondance d’objets
s’applique aussi aux images obtenues à des dates différentes pour mettre en
évidence et mesurer le déplacement d’objets ou étudier leur variabilité.

Les problèmes
de l’identification d’objets astronomiques dans de telles images tiennent
à des résolutions différentes (différentes réponses impulsionnelles selon les bandes), un rapport Signal/Bruit
variable selon la longueur d’onde, le recalage des bandes entre elles et
surtout la réponse variable d’un objet dans différentes longueurs selon ses
caractéristiques.
Il s’agit donc de recherche amont, développant des méthodes de comparaison inter-images.
Différentes
stratégies seront étudiées, selon le contenu des images, notamment :
§
Segmentation markovienne hiérarchique non supervisée (C. Collet,
F. Flitti (thésard) )
§
Analyse contextuelle et fusion de Dempster-Shafer (F. Salzenstein)
§
Décomposition d’images multibandes sur des plans d’échelles,
par transformées en ondelettes et ACP (F. Murtagh et J.L Starck ),
Contacts :
Christophe
Collet, Christophe.Collet@ensps.u-strasbg.fr,
Tél. 03 90 24 44 90.
Mireille Louys, Mireille.Louys@ensps.u-strasbg.fr,
Tél. 03 90 24 44 94
Dernière mise à jour : 23 septembre 2002 à 11:42